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Charlotte de David Foenkinos

Par 24 novembre 2017 Boite à idées, idées de lectures

Charlotte de David Foenkinos

Charlotte est l’héroïne d’un récit qui pourrait être autobiographique. Cette peintre d’origine allemande a laissé une trace dans la peinture. Elle a réalisé pas moins de 1325 toiles de gouache réalisées entre 1940 et 1942.

Le récit plus que la forme ?

Ce qui est intéressant est la forme de ce récit. En effet, l’écrivain participe en exposant au lecteur sa démarche, son ressenti. Puis quelques pages plus loin, traduit un échange, un dialogue entre la protagoniste et son entourage.

Ce qui m’a intéressé est effectivement le sujet de la peinture, car c’est une sensibilité particulière pour moi. Ensuite l’histoire se situe au moment de la Shoah. On est effectivement dans quelque chose de lourd. On y apprend notamment la genèse de la famille de Charlotte, les suicides trans-générationnels. Mais ce qui se dégage de prime abord, malgré l’aspect sombre, voire très sombre de histoire, c’est la couleur. Oui malgré cette lourdeur due aux faits, la couleur, la musique, la poésie, sont présentes tout le long du récit.

La petite fille est marquée par la tragédie, le non-dit. Puis elle est stigmatisée par son origine juive. Enfin elle est marginalisée à une période de l’adolescence, où l’on n’est pas à l’aise avec son corps ou son moi. La peinture devient un exutoire à ses frustrations, ses silences, comme un cri.

Le portrait d’une société ?

Ce portrait de Charlotte est vibrant d’une rage de vivre. Charlotte vit, crie, ses joies, ses attentes, ses haines, ses douleurs. L’écrivain David Foenkinos bouleversé par sa découverte de la peintre lors d’une exposition rétrospective à Berlin, a conçu comme un hommage, ce roman, mi-récit, mi-biographie. Même si le style est intriguant, on plonge vite dans cette tragique histoire, malgré tout magnifique. En lisant ce livre, en pensant à ce génie perdu, à cette vie gâchée et de douleurs, j’ai eu une pensée pour Anne Franck. Dans ma tête s’est fait un parallèle.

On suit l’écrivain lui-même ayant suivi l’artiste. Emportée par mon élan, je n’ai pu ralentir ma lecture. Pas étonnant qu’il ait eu le prix Renaudot des lycéens en 2014. Je me fais la réflexion également que je valide à chaque fois le choix des lycéens….!

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